L’écologie urbaine expliquée avec Vert Urbain

Réduire l’impact énergétique de nos villes, qu’il s’agisse de modifier la façon dont nous nous déplaçons, nous nous chauffons ou dont nous prenons soin de notre environnement est primordial. Plus de deux tiers de la population mondiale habite en ville : ce seront les premiers touchés par le réchauffement climatique : canicules renforcées du fait des îlots de chaleur urbains, pénuries d’eau, etc. Mettre en place une véritable stratégie d’écologie urbaine semble plus que jamais indispensable pour pallier les conséquences climatiques dévastatrices engendrées par la consommation et les activités humaines.

Cela passe par une mobilisation gouvernementale, une mobilisation des villes mais également des citoyens qui, à titre individuel, ont également un rôle à tenir. Comment l’écologie urbaine devrait-elle se matérialiser aujourd’hui ? Vue d’ensemble.

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Ramener l’écologie en ville ? Un vaste programme

Ramener l’écologie en ville, c’est en quelques sortes faire dix pas en arrière, pour revenir à un mode de vie plus semblable à celui de nos grands-parents. A l’époque, y compris dans les régions particulièrement urbanisées telles que l’Ile-de-France, l’approvisionnement en ressources était avant tout local. L’artificialisation urbaine, encore limitée, était à l’origine d’un écosystème de villes-archipel au rayonnement similaire. Si l’on reprend l’exemple de l’Ile-de-France, on estime que la région peut actuellement répondre à uniquement 3 % des besoins alimentaires et énergétiques de ses occupants, le reste étant importé des régions voisines. Pour rendre nos villes moins énergivores et plus écologiques, on cherche désormais à se rapprocher de la configuration des villes telles que nous les connaissions il y a 100 ans, via l’implémentation d’agriculture urbaine, de vastes projets de végétalisation de la ville ou encore de campagnes de revalorisation du vélo et des transports propres.

Agir sur l’écologie en ville, c’est donc réhabiliter ce parc ancien pour lui permettre d’obtenir une étiquette énergie plus économe.

Écologie urbaine : miser sur un habitat durable

Rendre la ville plus écologique, c’est avant tout agir sur le secteur de la construction, l’un des plus énergivores avec celui des transports. La consommation énergétique de nos habitats, mais également les ressources nécessaires à leur construction, à leur usage et même à leur démolition sont colossales, et très impactantes pour l’environnement. Prôner l’écologie urbaine, ça passe donc par :

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Réduire l’impact des constructions neuves et favoriser les constructions durables. En France, le gouvernement renforce fréquemment les règles de constructibilité à travers les normes thermiques et environnementales : RT 2012 et plus récemment RE 2020. Ces normes conditionnent les consommations d’énergie maximales à atteindre pour un bâtiment neuf. Plus récemment, la RE 2020 se révèle encore plus efficace en matière d’écologie urbaine, puisqu’elle prend en compte l’ensemble de l’analyse du cycle de vie du bâtiment et valorise ceux ayant été bâtis sur la base de matériaux verts et biosourcés. L’utilisation d’énergies renouvelables est également fortement encouragée, bien plus qu’à travers la RT 2012.

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Rénover énergétiquement les logements anciens pour réduire l’impact du parc résidentiel. En règle générale en France, la période de construction prédominante est 1971-1990. Ces logements ont été construits au moment des premières réglementations thermiques, mais sont en majorité très énergivores. Cela veut dire que leur consommation énergétique est très, voire trop importante pour les ménages. Le rejet d’émissions de gaz à effet de serre tout comme l’utilisation d’énergies fossiles implique une empreinte environnementale décuplée.

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Favoriser les constructions alternatives et les habitats durables, telles que les maisons containers (issues du recyclage, modulaires et donc mobiles d’un terrain à l’autre) ou encore les bâtiments à ossature bois est une solution envisageable.

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Écologie en ville : préserver la biodiversité grâce à la végétalisation et à l’agriculture urbaine

L’autre façon de faire en sorte d’améliorer l’écologie urbaine, c’est en misant sur la préservation de la biodiversité actuelle et sur son développement. Depuis des années déjà, les corridors écologiques sont travaillés par les villes et les départements pour permettre aux espèces de pouvoir perdurer, même en ville. Il s’agit concrètement d’analyser les espèces présentes dans l’environnement direct de la ville, et celles qui la traversent, et de leur fournir la végétation et les ressources nécessaires à leur traversée ou leur survie.

Mis à part ça, on assiste au développement fulgurant des projets d’agriculture urbaine, permettant de ramener la campagne en ville. Les zones inexploitées telles que les cours communautaires, les toitures ou bien même les parkings se parent de vert pour accueillir de petites exploitations agricoles entretenues par les résidents, et permettant à tout un chacun de consommer différemment (au moins en partie) et de se réapproprier sa rue ou son quartier. Une formidable façon de prôner l’écologie urbaine tout en réduisant au maximum la fracture sociale.

Dernière façon de défendre l’écologie urbaine ? Miser sur la végétalisation. Toitures ou encore murs végétalisés permettent de réduire les effets d’îlots de chaleur, d’isoler naturellement les parois des bâtiments et auraient même, selon des études, des effets positifs sur le stress des résidents.